Bienvenue sur " Coopération en Kabylie "
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2003 : Année de l'Algérie ! La presse ( et plus encore la télévision ) ne s' intéresse à ce pays que pour ses malheurs : misère, intégrisme, terrorisme et tout récemment, des séismes. Et moi, qui ai passé 2 ans de ma jeunesse en Kabylie, qu'ai-je fait, depuis, pour faire connaître et aimer ce pays ? À la fin de mon temps de coopération en 1973, un élève m'a écrit: « Nous avons passé une année éternelle
dans nos cœurs. Malheureusement on va se séparer; peut-être si vous
revenez en Algérie, on
se rencontrera et on évoquera ce temps passé à
Taguemount-Azouz
»
J'y suis retourné en 2002 et je voudrais dire, à toutes et à tous, que l'accueil a été formidable. | |
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Moi au Hoggar en 1973 |
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Comment m'étais-je retrouvé en Algérie 9 ans après son indépendance ? Mes parents étaient de petits agriculteurs. À la ferme, on me confiait souvent le troupeau de vaches et il arrivait qu'elles échappent à ma surveillance : j'étais plongé dans un livre et lorsque je relevais le nez, les bêtes étaient parties dans les champs des voisins. Aussi mes parents ont vite compris que ce qui m'intéressait c'étaient les études. Non pas des études bien longues mais une formation et un métier dont ils seraient fiers. Et à 20 ans, me voilà INSTITUTEUR ! Il me restait à faire mon service militaire; pourquoi pas comme coopérant ? | |
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Des copains dans les prés. |
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"La fenêtre de mon donjon s'ouvrait sur la cour intérieure… La nuit je n'apercevais qu'un petit morceau de ciel et quelques étoiles. Lorsque la lune brillait et qu'elle s'abaissait à l'occident, j'en étais averti par ses rayons, qui venaient à mon lit au travers des carreaux losangés de la fenêtre. Des chouettes, voletant d'une tour à l'autre, passant et repassant entre la lune et moi, dessinaient sur mes rideaux l'ombre mobile de leurs ailes. Relégué dans l'endroit le plus désert, à l'ouverture des galeries, je ne perdais pas un murmure des ténèbres. Quelquefois le vent semblait courir à pas légers ; quelquefois il laissait échapper des plaintes; tout à coup ma porte était ébranlée avec violence, les souterrains poussaient des mugissements, puis ces bruits expiraient pour recommencer encore. A quatre heures du matin, la voix du maître du château, appelant le valet de chambre à l'entrée des voûtes séculaires, se faisait entendre comme la voix du dernier fantôme de la nuit. Cette voix remplaçait pour moi la douce harmonie au son de laquelle le père de Montaigne éveillait son fils." | |
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Marché à COMBOURG (Robida) |
Mémoires d'OUTRE-TOMBE ( CHATEAUBRIAND ) |
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"Les Pygmées discutèrent entre eux et l'un d'eux
partit en courant, tandis que les autres, par signes, invitaient les
étrangers à accepter l'hospitalité du village. Tim était
décidé à dormir en plein air, si
pressante
que fût l'invitation, mais les indigènes lui bâtirent une hutte spéciale,
ce qui écarta toute difficulté. Pour des gens civilisés, une telle entreprise
eût été compliquée, mais la manière de construire des Pygmées est si
simple et si ingénieuse qu'il n'aurait pas fallu plus de temps pour
dresser une tente. Tout d'abord, ils coupèrent huit tiges de
bambou, hautes de dix pieds. Ils les fendirent par le milieu et posèrent
la moitié de ces tiges à plat sur le sol, à une distance d'un pied. Quand
elles furent reliées ensemble par d'autres tiges transversales, en bas, au
faîte et au milieu, la charpente ainsi constituée fut abondamment
recouverte d'une bonne épaisseur de grandes feuilles, les petits ouvriers
travaillant des deux extrémités vers le centre. Enfin la seconde moitié
des tiges fendues fut placée et attachée sur les feuilles pour les fixer
solidement, et hop! la construction était achevée. Il n'y avait plus qu'à
la courber en demi-cercle, les deux extrémités étant plantées en
terre. | |
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Illustration Coll.Spirale (1963) |
Chasseurs d'ivoire. ( Colin DAY ) |
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Avant d'embarquer pour Alger, les coopérants étaient regroupés à Aix-En-Provence pour une succincte présentation du pays qui avait besoin de leurs services. En 3 jours, on nous présenta l'Algérie : son climat "désertique", ses villes "typiques", ses productions agricoles "exotiques", ses industries "étatiques", ses sites touristiques "anachroniques", ses cultures "folkloriques", sa population "prolifique", ses écoles "laïques ou coraniques" ... et son unique richesse "pétrolière". Alors, j'ai acheté le livre de Rachid BOUDJEDRA " Vies Quotidiennes Contemporaines en ALGÉRIE " édité par Hachette en 1971. Et là, j'ai découvert une Algérie encore archaïque mais qui voulait se moderniser. | |
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Édition Hachette 1971 |
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"Voilà une semaine que je suis arrivé à Taguemount. ... Ce n'est pas un pays riche : les gens se contentent parfois de quelques fruits. Ils élèvent 2 ou 3 moutons, 1 ou 2 chèvres et quelques-uns ont une vache maigre. Les maisons ont plutôt l'air de petites cabanes de jardinier. À l'intérieur, il n'a presque pas de meubles. Les enfants dorment dans un coin sur des tapis... Les élèves ont vraiment l'intention d'apprendre et certains font jusqu'à 14 km* à pied, matin et soir, dans les collines, pour venir à l'école. Ils sont prêts à faire le maximum pour réussir. ..." ( * J'avais surévalué la distance; cela n'enlève rien à leur courage.) | |
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Timbre Série Costumes |
Première lettre à mon jeune frère . |
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Gérard LAMBERT 2 Av. des Genêts 35220 CHÂTEAUBOURG ( France ) |
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Dernière mise à jour : OCTOBRE 2005