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A 100 kilomètres
d’Alger, la Kabylie, pays des olives et des figues, possède tous les
attraits susceptibles de séduire le touriste. Grâce à la pureté de son air et à
ses magnifiques forêts aux multiples essences, l'été n'y est jamais
pénible. Le massif du Djurdjura
qui culmine à 2308 mètres, au sud, voit ses flancs enneigés une partie de
l'année, ce qui permet la pratique du ski : ski de descente à Tikjda ou promenades dans les cédraies
environnantes.
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Guide du Ministère du Tourisme 1968 |
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En Grande-Kabylie,
chaque colline ou crête est coiffée d'un petit village. Aussi malgré la beauté parfois farouche
du paysage l’on sent partout la présence de l’Homme, qui au fil des temps
a su garder ses traditions
ancestrales et
qui exprime tout son génie
dans un artisanat raffiné et original. | |
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Guide du Ministère du Tourisme 1968 |
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Les produits de
l’artisanat Kabyle par la qualité du travail et sa valeur artistique sont
souvent de véritables oeuvres
d’art. * Bijoux des Béni-Yenni
en argent ornés d’émaux et de corail * Poteries décorées de
motifs géométriques noir et rouge sur fond blanc. * Ébénisterie en particulier coffres déli- catement ouvragés. * Tentures et
couvertures aux couleurs vives. | |
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Poteries des Ouadhias. |
Guide du Ministère du Tourisme 1968 |
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Dans les années 70, la principale
ressource était l’agriculture puis venaient l’élevage et l’artisanat. Les revenus de l’émigration n’étaient
pas négligeables ; ils ont servi à édifier des bâtisses modernes. Les
maisons kabyles traditionnelles sont, tour à tour, abandonnées ou
démolies. | |
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Charrue rustique. |
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Icherridène était célèbre pour ses cerises. ... El hab el
melouk, disaient les Arabes
le fruit des
rois. Les équipes de spécialistes étaient déjà à l'ouvrage. On entendait craquer les arbres qui s'effondraient. Les cerisiers faisaient peu de bruit, ils tombaient sans manières, avec une sorte de cri étouffé, on aurait dit des arbres résignés, des moutons qu'on égorge, et ils résistaient sur le flanc ou sur le dos, leur branchage écrasé. ... Les versants de la croupe du village en étaient couverts. Il fallait se hâter de cueillir les cerises comme des fleurs, avant qu'elles se fanent, on distinguait facilement celles qu'on avait cueillies sur un arbre encore vivant de celles qui venaient d'un arbre à l'agonie : celles~ci semblaient fripées, touchées par un mal, atteintes dans leur profondeur. Des bêtes encore, mais des cerises ! " | |
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Bucolique Kabylie ( M. DE BUZON ) |
Les Chevaux du soleil ( Jules ROY ) |
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Malgré une riche tradition culturelle, les Berbères de Kabylie n'ont pas obtenu la considération des gouvernements successifs. Cependant ils restent créatifs comme l'étaient MOULOUD FERAOUN, KATEB YACINE, SLIMANE AZEM, ou encore FADHMA AÏTH MANSOUR. La mère de Taos et Jean AMROUCHE, née en 1882 a été la première femme kabyle à témoigner par écrit; son livre "Histoire de ma vie" (Maspero, 1968) a été réédité en 2000 (La Découverte)
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Commémoration à Tizi-Hibel (Histoire et Patrimoine) |
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Gérard LAMBERT 2 Av. des Genêts 35220 CHÂTEAUBOURG (France) |
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